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	<title>Karstexplo</title>
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		<title>A l&#8217;abri, dans la Gandara.</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 07:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
		<category><![CDATA[Gandara]]></category>
		<category><![CDATA[spéléologie]]></category>

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		<description><![CDATA[La météo exécrable de ce mois d&#8217;avril n&#8217;a bien sûr pas épargné la Cantabria. Lorsque nous arrivons, le 13 avril, cela fait déjà près de 3 semaines qu&#8217;il pleut sans interruption et les annonces météo ne sont guère optimistes. Nos explorations, initialement  prévues à la torca Aitken vont donc se transformer en un bivouac [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La météo exécrable de ce mois d&#8217;avril n&#8217;a bien sûr pas épargné la Cantabria. Lorsque nous arrivons, le 13 avril, cela fait déjà près de 3 semaines qu&#8217;il pleut sans interruption et les annonces météo ne sont guère optimistes. Nos explorations, initialement  prévues à la torca Aitken vont donc se transformer en un bivouac  improvisé à la Gandara. Les objectifs évidents ne sont pas très  nombreux, mais voilà une bonne occasion de lever quelques interrogations  dans le secteur sud du réseau. Nous allons donc élire domicile au  bivouac 2, le mieux placé pour rejoindre le fond du canyon des Quadras.  Au programme, escalade et désobstruction, ce qui implique que nous  emportions un perfo, des pailles, masse, burin et du matériel  d&#8217;escalade.</em></p>
<h3>Dimanche 15 avril 2012 : 1° jour de bivouac :</h3>
<p>Participants :  D.  Boibessot, P. et S.  Degouve, Ch. Philippe</p>
<p style="text-align: justify;">Les sacs sont bien chargés. Nous entrons dans la cavité vers 11 h sous la pluie. En altitude, il neige et cela est préférable pour échapper à une grosse crue de printemps. Dans les galeries d&#8217;entrée, l&#8217;eau coule de partout et juste au-dessus de la vire du puits de l&#8217;Ours, une cascade nous permet de repérer un beau porche à une quinzaine de mètres de hauteur. Nous y reviendrons plus tard. Dans la salle Angel, la cascade coule abondamment mais sans plus. Plus loin, un coup de phare dans les regards sur el Contra Rio nous indique que le niveau de la rivière n&#8217;a pas monté. Nous parvenons au bivouac vers 15 h après avoir fait quelques photos dans l&#8217;amont de la galerie de Cruzille. Il reste un peu de temps et nous en profitons pour revoir en détail la galerie de la Valve et l&#8217;extrémité de la salle du Muguet. Quelques diverticules sont explorés mais rien de transcendant au bout du compte.</p>
<div id="attachment_245" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0069.jpg"><img class="size-medium wp-image-245" title="Gandara-04-2012-0069" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0069-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Bivouac grand confort. L&#39;endroit est sec, le courant d&#39;air assez faible. Sandrine teste sa Burkanette et l&#39;adopte aussitôt.</p></div>
<h3>2° jour de bivouac :</h3>
<p style="text-align: justify;">Réveil vers 7 h. Nous quittons le bivouac vers 8 h 30. Le ruisseau qui nous permet de rejoindre les Quadras coule plus que la veille. Cela nous incite à regarder de plus près les niveaux de crue. Dans la grande galerie, les traces de pas ont disparu et nous n&#8217;en retrouvons qu&#8217;à proximité de la corde venant du court-circuit. Plus loin, au bas du puits de 20 m, le sable est parfaitement lisse. Nous allons rapidement voir le niveau de la rivière qui est quasiment normal. Le froid en altitude en est certainement pour quelque chose. En amont, nous ne retrouvons des traces de pas qu&#8217;une centaine de mètres plus loin soit une mise en charge d&#8217;environ 25 m au-dessus du niveau d&#8217;étiage. Dans de telles conditions, le canyon est entièrement noyé à partir du puits de 20 m. Ce scénario, qui ne semble pas d&#8217;actualité, doit se produire lorsque la fonte nivale se conjugue avec de fortes pluies sur l&#8217;ensemble du bassin d&#8217;alimentation. Dans ce cas, une bonne partie des galeries actives situées sous l&#8217;altitude 630 m se trouvent affectées par la montée des eaux  (Rio Viscoso, Contra Rio, Rio en Calma, collecteur aval etc…). Mais certaines galeries fossiles (galerie de Cruzille au niveau des regards sur le Contra Rio) peuvent également être partiellement inondées (témoignage Antonio).</p>
<div id="attachment_246" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0013.jpg"><img class="size-medium wp-image-246" title="Gandara-04-2012-0013" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0013-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;accès au canyon des Quadras se fait par un beau tube qui peut partiellement s&#39;ennoyer en période de crue.</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_247" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0088.jpg"><img class="size-medium wp-image-247" title="Gandara-04-2012-0088" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0088-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Le puits des Quadras (25 m) perce le plafond de la galerie du même nom. La section de la galerie atteint par endroit 20 x 20 m, et le conduit peut complètement s&#39;ennoyer. Le trait jaune indique le niveau d&#39;eau atteint lors de crues visible grâce à la mousse déposée sur les parois.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Notre premier objectif est la désobstruction au fond de la salle…. Après quelques hésitations nous finissons par retrouver le puits qui permet d&#8217;y accéder.</p>
<div id="attachment_248" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0033.jpg"><img class="size-medium wp-image-248" title="Gandara-04-2012-0033" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0033-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Deux petits puits permettent d&#39;atteindre la salle. Le premier perce un important remplissage sableux.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à nos précédentes visites, le courant d&#8217;air n&#8217;y est pas très violent. Au bas, le décor est un peu différent de celui que nous imaginions. Au point bas de la salle, on entend nettement le bruit d&#8217;un ruisseau et un net courant d&#8217;air est perceptible, mais la nature du chantier est beaucoup moins idyllique que ce que nous pensions. Là où nous n&#8217;avions vu qu&#8217;un tas de cailloux faciles à enlever, nous retrouvons un abominable château de cartes formé par un empilement de grandes dalles à l&#8217;équilibre précaire. Bien sûr, l&#8217;hypothétique passage à désobstruer se trouve au point bas et en plus, rien ne permet d&#8217;envisager un élargissement. Pas question d&#8217;y aller à la masse pour le moment. Nous prélevons délicatement quelques cailloux et d&#8217;un commun accord, nous convenons qu&#8217;entamer une désobstruction à cet endroit serait suicidaire. Pour clore le débat Christophe nous annonce qu&#8217;il vient de voir une des grosses dalles formant la voûte, glisser de quelques centimètres. Du coup, nous nous mettons à fouiller tous les recoins de la salle dans le but d&#8217;atteindre par un autre endroit la fameuse rivière. Cela tourne vite à l&#8217;acharnement thérapeutique et le moindre interstice est inspecté, forcé avant d&#8217;être finalement abandonné. Dans la partie haute de la salle, nous trouvons quand même une petite cheminée qui rejoint un boyau puis une diaclase remontante mais communiquant avec des galeries connues. Nous abandonnons et avant de rentrer au bivouac, nous fouillons une nouvelle fois le secteur où arrive la galerie de la Fronde.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_249" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0052.jpg"><img class="size-medium wp-image-249" title="Gandara-04-2012-0052" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0052-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Quelque part dans les voûtes des Quadras</p></div>
<div id="attachment_251" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-00461.jpg"><img class="size-medium wp-image-251" title="Gandara-04-2012-0046" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-00461-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Formes étranges...</p></div>
<h3>3° jour de bivouac :</h3>
<p style="text-align: justify;">Départ 8 h 45. L&#8217;objectif du jour n&#8217;est guère emballant, mais il fait partie de ceux qui alimentent sans cesse les discussions et qu&#8217;il faut faire absolument au risque de toujours le regretter. Cette fois ci, il s&#8217;agit d&#8217;effectuer une escalade dans un diverticule situé juste à côté de la trémie terminale de la galerie du Petit Baigneur.</p>
<div id="attachment_252" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0108.jpg"><img class="size-medium wp-image-252" title="Gandara-04-2012-0108" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0108-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La galerie du Petit Baigneur est un superbe tube surcreusé par un méandre où coule le ruisseau.</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;accès via le canyon des Quadras est assez rapide. Le niveau d&#8217;eau semble stable et nous passons la voûte basse sans trop d&#8217;appréhension mais non sans avoir estimé la hauteur des mises en charge à cet endroit.</p>
<div id="attachment_253" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0098.jpg"><img class="size-medium wp-image-253" title="Gandara-04-2012-0098" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0098-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;accès à la fameuse escalade se fait par un ressaut surplombant. Courte échelle de rigueur...</p></div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est Christophe qui se lance dans l&#8217;escalade. Le rocher est absolument pourri et l&#8217;orifice à atteindre est occupé par un gros bloc qui pend à moitié dans le vide. Pour cela, il commence à grimper à l&#8217;écart des chutes de pierres sur la paroi la plus saine. Une bonne demi-heure plus tard, après un petit vol contrôlé et une bonne purge de cailloux, il s&#8217;arrête au milieu d&#8217;un chaos de blocs sans suite. Déséquipement et consternation, cela fait deux choux blancs, nous n&#8217;allons quand même pas ressortir sans avoir ouvert le carnet topo.</p>
<div id="attachment_254" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0105.jpg"><img class="size-medium wp-image-254" title="Gandara-04-2012-0105" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0105-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;escalade du Petit Baigneur. Le trou à atteindre est visible en haut et à gauche, nous ésperions bien passer au-dessus de la trémie.</p></div>
<p>Par manque d&#8217;objectif, nous envisageons même de regagner la surface un jour plus tôt. Mais voilà, à la Gandara, les découvertes se font rarement là où nous les attendons.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que nous revenons tranquillement en faisant des photos, nous trouvons un départ en hauteur facilement atteignable. Un petit lancer de corde sur une lame et quelques minutes plus tard Christophe parvient à atteindre le porche d&#8217;une galerie de petite dimension. Après une rapide reconnaissance, il nous annonce qu&#8217;il y a plusieurs boyaux à voir avec un peu d&#8217;air. Nous le rejoignons et effectivement nous explorons plusieurs conduits souvent étroits. L&#8217;un d&#8217;eux souffle un peu mais se termine sur un rétrécissement abrasif. Bien sûr le matériel de désobstruction est resté au bivouac et nous n&#8217;avons pour agrandir le passage, qu&#8217;un marteau et un petit burin. Dom finit par s&#8217;enfiler dans le passage et franchit 3 étroitures avant d&#8217;atteindre un conduit plus grand. Christophe essaie de le suivre mais ne parvient pas à passer. C&#8217;est donc très étroit. Nous nous relayons pour buriner et au bout d&#8217;une demi-heure, il parvient à franchir l&#8217;obstacle. Compte tenu de ma taille, je préfère leur confier le matos topo pour qu&#8217;ils commencent l&#8217;explo pendant qu&#8217;avec Sandrine nous allons continuer d&#8217;agrandir le passage. Il nous faudra plus d&#8217;une heure et demie de travail pour enfin pouvoir passer. Nous retrouvons alors nos deux compères qui reviennent en topographiant.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_259" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-01141.jpg"><img class="size-medium wp-image-259" title="Gandara-04-2012-0114" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-01141-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La galerie des Troglos passe au-dessus de celle du Petit baigneur.</p></div>
<p>La galerie continue en s&#8217;agrandissant et ils se sont arrêtés sur un carrefour. Nous y retournons et progressons en faisant suivre la topo comme à l&#8217;accoutumée. Après quelques passages plus petits, la galerie vire vers le sud ouest et prend la forme d&#8217;un grand méandre de 2 m de large sur une bonne dizaine de mètres de hauteur. La plupart du temps, nous progressons en opposition sur des banquettes, mais rien n&#8217;entrave véritablement la progression. Nous cheminons ainsi sur plus de 760 m et nous nous arrêtons sur une zone de blocs effondrés qui semble ponctuelle. Au retour il nous faut topographier la zone étroite avant de rejoindre le bivouac vers 22 h.</p>
<div id="attachment_256" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0079.jpg"><img class="size-medium wp-image-256" title="Gandara-04-2012-0079" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/Gandara-04-2012-0079-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Dom, heureux de sa journée...</p></div>
<h3>4° jour de bivouac :</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous n&#8217;avions prévu que 3 jours de bivouac et notre stock de nourriture est épuisé. Retour tranquille à la surface. Dehors, il pleut toujours, mais nous nous en doutions car les cascades de la salle Angel étaient, cette-fois-ci, particulièrement spectaculaires.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Jeudi 19 avril 2012 :</h3>
<p style="text-align: justify;">Participants :  D.  Boibessot, P. et S.  Degouve, Ch. Philippe</p>
<p style="text-align: justify;">Il pleut toujours et finalement, la Gandara est un bon refuge pour les intempéries durables. Cette fois, c&#8217;est tout près de l&#8217;entrée que nous nous rendons. Lors de notre bivouac, nous avions repéré un départ au-dessus de la vire du puits de l&#8217;Ours. L&#8217;objectif semble facile et avec le perfo il ne devrait pas y en avoir pour longtemps. Avec Christophe, nous nous relayons pour atteindre le porche, 15 m plus haut.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_260" class="wp-caption aligncenter" style="width: 273px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/dia5257.jpg"><img class="size-medium wp-image-260" title="dia5257" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/dia5257-263x400.jpg" alt="" width="263" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La vire du puits de l&#39;Ours vue du bas de l&#39;escalade.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Au sommet, il y a bien une galerie, parcourue par deux ruisseaux temporaires. Le premier sort d&#8217;une petite cheminée arrosée et le second d&#8217;un méandre impénétrable. Mais, juste à côté, une jolie galerie semble se prolonger. Malheureusement, au bout de 20 m, une trémie nous barre le passage. Pourtant, on distingue un petit trou noir. Cela est bien suffisant pour que nous attaquions une désobstruction. Nous ne disposons que d&#8217;un marteau et le remplissage en partie calcifié est particulièrement coriace. Il ne nous faudra pas moins de 3 heures pour parvenir à passer. Nos épaules s&#8217;en souviennent encore. Derrière une galerie basse occupée par une coulée stalagmitique aux allures de crème pâtissière est rapidement parcourue. Vingt mètres plus loin, nous nous redressons dans une rotonde au sol pâteux. La suite est une diaclase rapidement obstruée par de l&#8217;argile. Le résultat est bien maigre. Toutefois, il reste bien la petite cheminée arrosée à voir. Nous n&#8217;y croyons pas du tout et forcément, il faut quelqu&#8217;un de courageux, de téméraire et contre toute attente ce discours fait démarrer Christophe au quart de tour. Avec Dom, nous avons à peine le temps d&#8217;échanger un sourire narquois que Christophe est déjà sous la douche en train de s&#8217;enfiler dans un conduit étroit et franchement humide. Un court silence nous fait craindre le pire ; et si ça continuait&#8230; Heureusement l&#8217;acte de bravoure ne dure pas et Christophe ressort trempé de son escalade sous nos applaudissements quelque peu ironiques. Nous en resterons là pour aujourd&#8217;hui. L&#8217;affaire est classée et la Gandara développe désormais <strong>107 680 m.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>C.R. Patrick Degouve</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Le retour des vieux croûtons&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 21:17:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Buzulucueva]]></category>
		<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous ne sommes que 3 pour ces congés d&#8217;hiver (Patrick et Sandrine Degouve, Guy Simonnot). Le temps est froid et sec mais la neige recouvre encore les massifs. Nous abandonnons donc tout objectif au-dessus de 800 à 1000 m.  Cela tombe bien, nous avions prévu d&#8217;avancer l&#8217;inventaire dans le secteur de Buzulucueva.
Nous commençons à revoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous ne sommes que 3 pour ces congés d&#8217;hiver (Patrick et Sandrine Degouve, Guy Simonnot). Le temps est froid et sec mais la neige recouvre encore les massifs. Nous abandonnons donc tout objectif au-dessus de 800 à 1000 m.  Cela tombe bien, nous avions prévu d&#8217;avancer l&#8217;inventaire dans le secteur de Buzulucueva.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous commençons à revoir une cavité exploré par le SGCAF dans les années 80 et qui était annoncée bouchée à-20 m. Cependant, lors d&#8217;une précédente reconnaissance en décembre dernier, nous avions repéré une grosse lucarne dans le puits d&#8217;entrée. Nous commençons par revoir la partie connue et découvrons une suite après une courte désobstruction. Nous descendons un ressaut de 5 m mais buttons sur un puits d&#8217;une dizaine de mètres barré par un gros bloc. Il n&#8217;y a pas beaucoup d&#8217;air et nous préferons aller voir la lucarne.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_237" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/CA3-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-237" title="CA3-1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/CA3-1-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La traversée au-dessus du puits d&#39;entrée.</p></div>
<p style="text-align: justify;">En 3  spits nous atteignons un beau méandre où s&#8217;engouffre un très net courant d&#8217;air. Nous descendons un puits d&#8217;une quinzaine de mètres jusqu&#8217;à une diffluence du conduit. A droite un ressaut mène à une étroiture précédant un puits de 20 à 30 m, A gauche, un méandre aux allures savoyardes (mais plus court !) nous amène à un ressaut suivi d&#8217;une étroiture impénétrable. Derrière c&#8217;est plus grand, mais surtout il y a de l&#8217;air, pas mal d&#8217;air !</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_238" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/IMG_6383.jpg"><img class="size-medium wp-image-238" title="IMG_6383" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/IMG_6383-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Le gouffre des Vieux Croûtons se présente comme une succession de petits puits entrecoupés de méandres et d&#39;étroitureS.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les jours qui suivent nous allons nous atteler à ce chantier où les pailles vont s’avérer bien utiles.  A la fin du séjour, la torca de los Viejos Mendrugos (Vieux croûtons) atteint 67 m de profondeur. Bon, ce n&#8217;est pas très impressionnant, mais nous restons confiants et la suite, derrière une nouvelle étroiture ponctuelle, semble plus large&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_239" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/CA3-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-239" title="CA3-3" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/CA3-3-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Etroiture &quot;paillée&quot; au sommet d&#39;un P.30</p></div>
<p style="text-align: justify;">Durant le séjour, nos prospections vont nous permettre de découvrir ou re-découvrir d&#8217;autres cavités ; de quoi alimenter l&#8217;inventaire qui compte désormais près de 1700 références.</p>
<div id="attachment_242" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0504.jpg"><img class="size-medium wp-image-242" title="IMG_0504" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0504-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le matériel utilisé pour ouvrir la nouvelle piste de Buzulucueva nous aurait été bien utile pour entamer la désobstruction de quelques trous souffleurs, mais nous en sommes restés à des moyens beaucoup plus modestes.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Des mises à jour de l&#8217;inventaire sont d&#8217;ailleurs disponible sur le site dans la rubrique<a href="http://karstexplo.fr/CuevasAson/InventaireCavites.htm" target="_blank"> inventaire</a>.</p>
<p style="text-align: right;"><em>C.R. Patrick Degouve et Guy Simonnot</em></p>
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		<title>La salle Angel, grandeur nature&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 18:47:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
		<category><![CDATA[Cantabia]]></category>
		<category><![CDATA[Gandara]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela faisait un certain temps que Josu souhaitait aller photographier la salle Angel dans le réseau de la Gandara. Après la salle Guillaume (Cayuela), la salle Rabelais (Fresca), sa quête des clichés de grands volumes devait passer par la Gandara. C&#8217;est donc à 4 que nous nous retrouvons sur le parking de la grotte pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela faisait un certain temps que Josu souhaitait aller photographier la salle Angel dans le réseau de la Gandara. Après la salle Guillaume (Cayuela), la salle Rabelais (Fresca), sa quête des clichés de grands volumes devait passer par la Gandara. C&#8217;est donc à 4 que nous nous retrouvons sur le parking de la grotte pour l&#8217;assister dans ce projet (Josu Granja, Diego Dulanto, Carlos Puch et Patrick Degouve). Le temps est assez calme mais un net redoux a commencé à faire fondre la neige qui couvrait abondamment les massifs. Il y aura donc de l&#8217;eau, ce qui est intéressant pour mettre en évidence la cascade, mais le revers de la médaille est qu&#8217;il risque d&#8217;y avoir aussi beaucoup de brouillard dans la salle. En une heure et demi nous arrivons au sommet de celle-ci. Une brume épaisse empêche de voir la cascade, mais en descendant d&#8217;une vingtaine de mètres, la visibilité s&#8217;améliore nettement. Josu est rassuré et la séance peut débuter. Les flash crépitent révélant de façon furtive quelques détails de la salle. Le dosage du nombre d&#8217;éclairs est assez empirique et ici, c&#8217;est avant tout l&#8217;expérience qui parle. Josu et Carlos confrontent leurs cliché et le résultat est plutôt bon. La séance continue ensuite dans le secteur des excentriques puis dans la partie sud de la salle. Nous remontons ensuite tranquillement pour ressortir vers 19 h. Au passage, Carlos, prélève quelques échantillons dans des gours à des fins d&#8217;analyse bio-spéléologique.</p>
<div id="attachment_234" class="wp-caption aligncenter" style="width: 363px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/Sala-Angel-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-234" title="Sala Angel 1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/03/Sala-Angel-1-353x400.jpg" alt="" width="353" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La salle Angel (réseau de la Gandara). On distingue nettement la brume qui occupe la partie supérieure de la salle. (Photo Josu Granja)</p></div>
<p>Les différentes photos de Josu seront très prochainement sur le site (<a href="http://karstexplo.fr/galeriePhotos/main.php?g2_itemId=665" target="_blank">galerie de photos</a>)</p>
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		<title>Noël en cantabria</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 20:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
		<category><![CDATA[Cueva de Serreno]]></category>
		<category><![CDATA[Maxou Pichu]]></category>
		<category><![CDATA[Torca de la Niebla Negra]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;équipe est réduite, mais la météo clémente de cette fin d&#8217;année nous incite à faire une petite virée du côté d&#8217;Arredondo. Nous sommes trois (Ludovic Guyot, Patrick et Sandrine Degouve), mais sur place nous retrouvons José Leroy qui nous accompagnera dans quelques sorties. 
Lundi 26 décembre 2011 : Poursuite de l&#8217;exploration dans la galerie du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;équipe est réduite, mais la météo clémente de cette fin d&#8217;année nous incite à faire une petite virée du côté d&#8217;Arredondo. Nous sommes trois (Ludovic Guyot, Patrick et Sandrine Degouve), mais sur place nous retrouvons José Leroy qui nous accompagnera dans quelques sorties. </em></p>
<p><strong>Lundi 26 décembre 2011 : Poursuite de l&#8217;exploration dans la galerie du Lasso (Maxou Picchu)<br />
</strong></p>
<p>Participant : P. et S. Degouve, L. Guillot</p>
<p style="text-align: justify;">Nous retournons au Maxou afin de voir les puits en amont du puits de la Banane Noire exploré en octobre dernier. Nous délaissons le premier qui, visiblement le rejoint dans les 10 premiers mètres. Nous lui préférons un autre situé une quinzaine de mètres après la main courante. Malheureusement ce n&#8217;est qu&#8217;un puits de 11 m suivi d&#8217;un méandre sans air et correspondant à un autre puits s&#8217;ouvrant dans un diverticule longeant la galerie principale. Nous fouillons le secteur et découvrons, un peu plus en amont, sous un gros bloc, le départ étroit d&#8217;un puits d&#8217;une vingtaine de mètres. Après avoir sommairement élargi l&#8217;entrée nous le descendons. Dix huit mètres plus bas, nous tombons sur un méandre devenant impénétrable en aval et bouché par une trémie en amont. Cependant, en remontant, 6 m en dessous de la tête du puits, nous découvrons une diaclase se poursuivant par une étroiture et parcourue par un très net courant d&#8217;air. Une brève reconnaissance nous amène au sommet d&#8217;un puits d&#8217;une vingtaine de mètres. Nous rapatrions le matériel et commençons l&#8217;équipement.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Maxou4-0032.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-217" title="Maxou4-0032" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Maxou4-0032-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Départ d&#8217;un petit puits peu avant celui de la Lucarne</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après un premier jet de 18 mètres, nous enchaînons par une seconde verticale de 12 m. Au bas, le conduit se dédouble en deux puits parallèles. Nous commençons par le premier qui se pince complètement 33 m plus bas. Puis nous descendons le second, qui s&#8217;avère être un ressaut de 4 m suivi d&#8217;une courte galerie et d&#8217;un petit à-pic de 5 m débouchant dans une salle. Celle-ci est en partie bouchée par une grosse trémie, mais en se glissant entre les blocs, nous parvenons à trouver un passage marqué par le courant d&#8217;air. Il faut à nouveau équiper un petit ressaut de 4 m pour parvenir dans une fracture parallèle suivi d&#8217;un méandre étroit. Encore un ressaut et nous voici dans une salle chaotique creusée le long d&#8217;une fracture. Il y a de l&#8217;air et il nous faut encore chercher pour trouver la suite. Celle-ci est dénichée sous des blocs qu&#8217;il faut dégager pour permettre le passage. Derrière, nous ressortons dans un conduit toujours ébouleux, suivi d&#8217;une grande salle inclinée. Nous en faisons le tour mais nous ne trouvons rien de très évident, mis à part une étroiture barrée par des concrétions et parcourue par un fort courant d&#8217;air. Il faudrait un peu de matériel de désobstruction et de toute façon, il commence à se faire tard. Nous laissons équipé et ressortons tranquillement de nuit. (TPST : 9 h 00)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Maxou25.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-218" title="Maxou25" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Maxou25-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><em>Dans les méandres d&#8217;entrée.</em></p>
<p><strong>Mercredi 28 décembre 2011 Dans la torca de la Niebla Negra</strong></p>
<p>Participants : les mêmes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a pas de neige sur la Porra et la montée au trou n&#8217;est qu&#8217;une formalité. La descente l’est également et un fort courant d&#8217;air soufflant nous accompagne. Au terminus, nous plaçons des micro-pailles dans les trous forés cet été. Le résultat n’est pas très probant mais l’étroiture passe beaucoup mieux. Ludo commence à équiper la rampe et le puits qui suit. C&#8217;est un beau tube de 24 m. Au bas, un nouveau méandre se présente, encombré de galets gréseux. A &#8211; 167 m celui-ci se pince ponctuellement mais l&#8217;écho laisse deviner la présence d&#8217;un nouveau puits. Comme il nous reste de la corde, nous en profitons pour aller explorer l&#8217;autre branche. Nous agrandissons quelques passages dans le méandre de &#8211; 63 m puis descendons les puits entrevus en août dernier. Ceux-ci se développent dans une grande fracture que nous pouvons suivre jusqu&#8217;à -127 m. La suite se pince et le courant d&#8217;air important provient de l&#8217;extrémité impénétrable de la fracture. Nous ressortons après avoir bouclé la topo. (TPST 6 h 00).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Porra08.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-219" title="Porra08" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Porra08-400x224.jpg" alt="" width="400" height="224" /></a><em>La pyramide de la Porra domine la cuvette de Bucebron. A droite, les grès jouxtent le spectaculaire lapiaz de la Garma del Cierco. A gauche le col de Pozuco sépare la Porra de l&#8217;alto de Pepiones, prolongement oriental de la Porracolina.</em></p>
<p><strong>Samedi 31 décembre 2011 : Cueva de Sereno</strong></p>
<p>Participants : P.  Degouve et L. Guillot</p>
<p style="text-align: justify;">La météo reste moyenne et nous profitons de l&#8217;occasion pour aller à Sereno afin de compléter la topo et revoir quelques points d&#8217;interrogation dans la zone d&#8217;entrée. Le niveau de l&#8217;eau est assez haut et nous devons un peu surcreuser le lit du ruisseau dans la voûte basse d&#8217;entrée. Mais du coup, le méandre d&#8217;entrée est beaucoup plus sympa avec cet actif qui reste quand même modeste. A la fin du méandre, juste avant d&#8217;arriver dans la grande galerie (Galerie de l&#8217;Oboe), nous constatons que l&#8217;affluent rive gauche (Galerie de la Blanchette de Limoux) apporte plus d&#8217;eau que le conduit principal. Celui-ci est sans doute lié au barranco voisin. Nous le remontons en faisant la topo qui manquait au plan général. Au terminus de Guy, nous pouvons encore progresser dans un conduit bas dont l&#8217;extrémité mériterait une petite désobstruction. Petit coup d&#8217;œil et de laser dans l&#8217;aval de la galerie fossile puis nous remontons le canyon jusqu’à la première confluence.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/IMG_6221.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-220" title="IMG_6221" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/IMG_6221-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><em>La galerie Susana (cueva de Serreno)</em></p>
<p style="text-align: justify;">La galerie en rive droite remonte jusqu&#8217;à une trémie. Une courte escalade nous permet d&#8217;atteindre un conduit supérieur de belle taille. Une trémie bouche ce qui semble être l&#8217;aval tandis que l&#8217;amont se dédouble rapidement. Plusieurs conduits parallèles sont parcourus et topographiés, mais à chaque fois nous nous heurtons à des trémies. Il n&#8217;y a pas grand-chose à espérer de ce côté. Revenus dans la galerie principale (Galerie Susana) nous reprenons un laminoir situé juste en-dessous de la galerie précédente. Il s&#8217;interrompt lui aussi sur une trémie, mais en fouillant bien, nous parvenons à sortir dans une belle diaclase prolongée par une cheminée estimée à 25 m. En aval, le conduit rejoint une galerie entièrement colmatée par le remplissage. Nous ne sommes plus très loin du labyrinthe mais c&#8217;est bien bouché. Revenus dans la galerie Susana, nous bouclons la topo, faisons quelques photos et prenons le chemin de la sortie. Vers l&#8217;entrée, le débit a beaucoup baissé et l&#8217;affluent de rive gauche ne coule plus. (TPST : 6 H00)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/IMG_6242.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-221" title="IMG_6242" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/IMG_6242-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><em>Le rio dans les méandres d&#8217;entrée.</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année se termine sur cette dernière explo, que nous livrera 2012 ? A en croire les spécialistes, en 2012 ça passe ou ça casse, mais pour nous, cela ne changera pas grand chose car il faudra toujours casser pour passer&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Meilleurs vœux à tous, Feliz  Año</strong><strong> nuevo</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Voeux12.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-222" title="Voeux12" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2012/01/Voeux12-400x222.jpg" alt="" width="400" height="222" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Patrick Degouve</em></p>
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		<title>Petit séjour studieux en Cantabria</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 21:46:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
		<category><![CDATA[Buzulucueva]]></category>
		<category><![CDATA[spéléologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi 10 novembre 2011
Participants : P. et S. Degouve
L&#8217;équipe étant très réduite nous décidons de poursuivre l&#8217;inventaire sur le secteur de Buzulucueva. Nous commençons par le secteur ouest où nous avions repéré plusieurs entrées non marquées. Ici aussi la densité des orifices est importante et nous explorons successivement  les torcas 1668 (-7 m), 1669 (-20 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jeudi 10 novembre 2011</strong></p>
<p>Participants : P. et S. Degouve</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;équipe étant très réduite nous décidons de poursuivre l&#8217;inventaire sur le secteur de Buzulucueva. Nous commençons par le secteur ouest où nous avions repéré plusieurs entrées non marquées. Ici aussi la densité des orifices est importante et nous explorons successivement  les torcas 1668 (-7 m), 1669 (-20 m), 1670 (-12 m), 1674 (-24 m) et localisons des cavités explorées par le SGCAF en 1985, 86. Le travail est un peu besogneux mais cela aura au moins l&#8217;avantage de ne pas le recommencer à chaque fois qu&#8217;une nouvelle équipe de spéléo arrivera sur le secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_193" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/PanoBuzulucueva031.jpg"><img class="size-medium wp-image-193" title="PanoBuzulucueva03" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/PanoBuzulucueva031-400x146.jpg" alt="" width="400" height="146" /></a><p class="wp-caption-text">Les lapiaz entre Bucebron et Buzulucueva. A droite, le flanc nord de la peña Lavalle où s&#39;ouvre le Cueto.</p></div>
<p><strong>Vendredi 11 novembre 2011</strong></p>
<p>Le temps est tempetueux et un vent violent souffle sur la Lunada. Cela ne nous empêche pas d&#8217;aller poursuivre la désobstruction de la cueva 1624. Il y a toujours du courant d&#8217;air, soufflant cette-fois-ci. Avec une série de pailles nous parvenons au bout d&#8217;une paire d&#8217;heures à franchir la première étroiture. Malheureusement, la suite n&#8217;est pas fameuse et prend la forme d&#8217;une fissure impénétrable. Inutile donc d&#8217;insister.</p>
<div id="attachment_191" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/1632.jpg"><img class="size-medium wp-image-191" title="1632" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/1632-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La torca 1623 s&#39;ouvre à la limite des calcaires sous un niveau gréseux</p></div>
<p>Nous restons dans le secteur et en profitons pour aller voir la torca 1623 mais là aussi, nous nous heurtons à des fissures étroites vers -12 m seulement.</p>
<p><strong>Samedi 12 novembre 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Retour à Buzulucueva. Les cadences infernales reprennent : torca 1677 (-9 m), 1678 (à désobstruer), 1679 (-23  m), 1680 (-4  m), 1681 (-14  m), 1682 (-5  m), 1683 (-10). Nous pointons encore d&#8217;autres cavités anciennes mais sommes encore loin d&#8217;avoir ratissé le secteur. A suivre donc&#8230;</p>
<div id="attachment_190" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/1677-0001.jpg"><img class="size-medium wp-image-190" title="1677-0001" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/1677-0001-300x400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Dans la lande, les hautes herbes, les fougères et les ronces masquent des entrées et la période hivernale est alors la plus propice aux prospections.</p></div>
<p style="text-align: right;">Patrick  Degouve</p>
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		<title>Explorations d&#8217;automne en Cantabria</title>
		<link>http://karstexplo.fr/blog/?p=176</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 20:33:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
		<category><![CDATA[Buzulucueva]]></category>
		<category><![CDATA[Maxou Picchu]]></category>
		<category><![CDATA[spéléologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Traditionnellement, durant le séjour d’automne, nous organisons un bivouac soit à la Gandara ou à Aitken pour les dernières explos. Les occupations personnelles des uns, professionnelles des autres, ont fait que nous nous sommes retrouvés cette année avec une équipe plus réduite mais pas en manque d’objectifs. Donc pas de bivouac et des sorties à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Traditionnellement, durant le séjour d’automne, nous organisons un bivouac soit à la Gandara ou à Aitken pour les dernières explos. Les occupations personnelles des uns, professionnelles des autres, ont fait que nous nous sommes retrouvés cette année avec une équipe plus réduite mais pas en manque d’objectifs. Donc pas de bivouac et des sorties à la journée et toujours bien des surprises à la clef…</em></p>
<h3>Dimanche 23 octobre 2011 : prospection au-dessus de Buzulucueva</h3>
<p>Participants : D. Boibessot, P. et S. Degouve, Ch. Philippe, G. et M. Simonnot</p>
<p style="text-align: justify;">Le secteur de Buzulucueva a semble-t-il bien été fouillé, mais quelques vérifications estivales ont révélé des manques, des erreurs de coordonnées et il nous a semblé intéressant de faire un peu le tri dans les nombreux gouffres rencontrés sur le plateau. Nous profitons donc de cette belle journée pour revisiter le secteur, descendre des gouffres non marqués, en positionner d&#8217;autres et d&#8217;une façon générale compléter l&#8217;inventaire. Dans la série, nous tombons sur un joli gouffre avec un fort courant d&#8217;air aspirant. Il n&#8217;y a pas de marque, mais au bas du puits d&#8217;entrée nous trouvons une vieille sangle puis un spit rouillé au sommet de la verticale suivante. Nous dévalons 3 petits puits jusqu&#8217;à un méandre, mais notre stock de corde est épuisé. Dans un premier temps, nous pensons qu&#8217;il s&#8217;agit de la torca de la Tormenta explorée par le SGCAF dans les années 80, mais une rapide vérification dans la biblio nous indique que ce n&#8217;est pas le cas. Au total, nous positionnons une quinzaine de cavités et en descendons une petite dizaine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_177" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/BuzulluCueva06.jpg"><img class="size-medium wp-image-177" title="BuzulluCueva06" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/BuzulluCueva06-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Les cabanes de Buzulucueva.</p></div>
<h3>Lundi 24 octobre 2011 : surprise au Maxou Picchu</h3>
<p>Participants : D. Boibessot, P. Degouve, Ch. Philippe</p>
<p style="text-align: justify;">La météo est très incertaine et la journée débute sous la pluie. A la faveur d&#8217;une éclaircie, nous décidons de monter au Maxou Picchu pour revoir le puits terminal et éventuellement déséquiper la cavité. à moins que la chance ne nous sourie et que nous parvenions à rejoindre la torca Aitken toute proche. Une bruine légère nous accompagne et du coup, nous ne traînons pas. Nous nous équipons dans la salle d&#8217;entrée et partons sans tarder au P.40 où nous avions vu un puits parallèle l&#8217;été dernier (vers -100 m). Avant toute chose, il nous faut vérifier si celui-ci communique avec le P.20 terminal.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_178" class="wp-caption aligncenter" style="width: 309px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/Torca1184-0020.jpg"><img class="size-medium wp-image-178" title="Torca1184-0020" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/Torca1184-0020-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Au fond de la torca, le P.40 se dédouble, mais la branche parallèle rejoint le point bas de la cavité à -133 m.</p></div>
<p>Trois spits plus tard nous pouvons confirmer que c&#8217;est le cas et surtout vérifier qu&#8217;il n&#8217;y a pas le moindre courant d&#8217;air.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci doit donc s&#8217;échapper dans l&#8217;une des nombreuses lucarnes qui percent les parois du puits. Les premières sont plutôt décevantes et semblent correspondre à des amonts. Les autres ont déjà été vues par Ludo les années précédentes. Toutefois, dans l&#8217;une d&#8217;elles, nous n&#8217;avons pas vu de trace et en désespoir de cause nous allons vérifier. Dom se lance dans le pendule et atteint sans difficulté le départ. Sa lumière disparaît puis réapparaît à un autre endroit du puits. Visiblement ce n&#8217;est qu’une boucle. La lumière disparaît à nouveau mais Dom ne revient pas. Dix minutes plus tard, nous entendons des raclements puis entrevoyons le halo de sa lampe. En fait il y avait un autre départ conduisant à une galerie terminée par un puits. Nous le rejoignons après avoir équipé le pendule. Après un rétrécissement et un ressaut, le conduit prend la forme d&#8217;un beau méandre fossile et, nous retrouvons le courant d&#8217;air. Vingt mètres plus loin nous parvenons au bord d&#8217;un petit puits de 7 à 8 m. Malheureusement, le fond est entièrement colmaté et visiblement la suite se situe en face mais à une douzaine de mètres de distance. L&#8217;escalade ou la traversée ne s&#8217;avèrent pas très évidentes car les parois sont couvertes d&#8217;une croûte de mondmilch. Cependant, juste au-dessus du puits par lequel nous sommes descendus, nous avisons un beau pont rocheux, perchés 5 mètres au-dessus de nos têtes. Lucky Luke aurait sans doute fait mieux, mais au bout de 5 ou 6 lancers, nous parvenons à faire passer la corde sur le pont. Il ne reste plus alors qu&#8217;à penduler pour attraper la paroi opposée. Christophe y parvient sans difficulté et une grosse concrétion permet d&#8217;équiper la remontée en peu de temps.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_179" class="wp-caption aligncenter" style="width: 309px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0003.jpg"><img class="size-medium wp-image-179" title="MaxouPichu2011-0003" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0003-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Le puits du Lasso doit son nom à un miraculeux pont de roche qui a évité une escalade laborieuse.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous nous retrouvons alors dans la suite du méandre qui, normalement, devrait commencer à descendre pour retrouver le niveau des galeries du secteur, soit environ une bonne centaine de mètres plus bas. Mais il n&#8217;en n&#8217;est rien et nous progressons dans une jolie galerie concrétionnée entrecoupée de montées et de descentes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_180" class="wp-caption aligncenter" style="width: 309px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0018.jpg"><img class="size-medium wp-image-180" title="MaxouPichu2011-0018" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0018-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La galerie est concrétionnée et se refuse de descendre. Ce niveau perché n&#39;est pas une exception et on en rencontre dans d&#39;autres cavités du massif (Yeguas, cueva 1321 etc...)</p></div>
<p>Nous progressons ainsi sur près de 400 m jusqu&#8217;à un gros puits qui barre la  galerie. Celui-ci doit bien faire une cinquantaine de mètres, mais, en face, la galerie semble continuer. Nous en restons là et rentrons en faisant la topo. Ce n&#8217;est pas encore aujourd&#8217;hui que nous déséquiperons le Maxou.</p>
<p style="text-align: right;">TPST : 9 h</p>
<h3>Mardi 25 octobre 2011 : Maxou Picchu, la suite…</h3>
<p>Participants : D. Boibessot, P. et S. Degouve, Ch. Philippe, G. Simonnot</p>
<p style="text-align: justify;">La météo s&#8217;est bien améliorée et l&#8217;équipe s&#8217;est étoffée pour poursuivre l&#8217;exploration de la galerie du Lasso dans la torca del Maxou Picchu. A notre terminus, nous optons pour la traversée du puits, car cette galerie perchée nous intrigue. Sandrine nous équipe ça avec brio et effectivement, la galerie ne s&#8217;arrête pas là.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_181" class="wp-caption aligncenter" style="width: 309px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0024.jpg"><img class="size-medium wp-image-181" title="MaxouPichu2011-0024" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0024-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La traversée du P.50</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous enjambons quelques autres puits moins profonds mais pour certains il est nécessaire de sécuriser le passage avec des mains courantes. La suite est un peu moins tranquille car le profil en montagnes russes s&#8217;accentue et de nouveau, il faut équiper des rampes et des petits puits. Nous progressons encore de 300  m jusqu&#8217;à une zone plus complexe où vient se greffer une arrivée de puits.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_182" class="wp-caption aligncenter" style="width: 309px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0030.jpg"><img class="size-medium wp-image-182" title="MaxouPichu2011-0030" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0030-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Le parcours devient plus accidenté et il faut franchir plusieurs puits. L&#39;un d&#39;entre eux rejoint-il les galeries d&#39;Aitken ?</p></div>
<p>La suite de la galerie semble être en hauteur, mais il y a également un méandre descendant bien ventilé. Nous restons sur notre position et choisissons la galerie supérieure. Christophe négocie l&#8217;escalade sans trop de difficulté et 10 m plus haut nous retrouvons le conduit fossile. Malheureusement, celui-ci, après une zone cassée, se met à remonter sérieusement jusqu&#8217;à un nouveau cran vertical sans air. Nous dressons la topo et rentrons tranquillement en vidant les batteries du perfo dans l&#8217;amorce de quelques escalades qui jalonnent le parcours.</p>
<p style="text-align: right;">TPST : 9 h</p>
<p style="text-align: right;">
<div id="attachment_183" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0016.jpg"><img class="size-medium wp-image-183" title="MaxouPichu2011-0016" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0016-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dans la galerie du Lasso</p></div>
<h3>Mercredi 26 octobre 2011 : prospection en amont de la Gandara</h3>
<p>Participants : D. Boibessot, P. Degouve, Ch. Philippe</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps reste douteux, mais un vent assez violent s&#8217;est installé, nous préservant temporairement des averses. Nous décidons de monter à la Lunada afin de poursuivre la prospection entamée cet été sur les amonts de la Gandara. Le vent est ici très violent et nous commençons par nous réfugier dans la cueva 1624 pour en désobstruer le fond. Ce n&#8217;est pas très facile, mais au bout d&#8217;une bonne heure, nous parvenons à entrevoir la suite. Rien de bien formidable, mais il faudra revenir avec du matériel plus performant. Non loin de là, nous tombons sur un chantier de désobstruction qui n&#8217;y était pas cet été&#8230;  Nous poursuivons nos recherches et découvrons plusieurs trous dont certains sont connus (torca de la Colmena). A chaque fois, nous tombons sur des fissures impénétrables.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_184" class="wp-caption aligncenter" style="width: 309px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/1643.jpg"><img class="size-medium wp-image-184" title="1643" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/1643-299x400.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Changement de décor. Ici par de lapiaz acéré mais une lande touffue où l&#39;on peine à voir les entrées.</p></div>
<h3>Jeudi 27 octobre 2011 : Maxou Picchu, la jonction attendra…</h3>
<p>Participants : D. Boibessot, P. et S. Degouve, Ch. Philippe</p>
<p style="text-align: justify;">Nous remontons au Maxou Picchu pour, cette-fois-ci tenter la jonction en descendant les puits. Le temps est toujours instable et nous évitons une grosse averse au moment même où nous entrons dans la grotte. Nous allons directement au fond pour voir le méandre qui souffle au bas de l&#8217;escalade. En fait, il s&#8217;agit d&#8217;un puits et la galerie entrevue à -10 m se termine assez rapidement sur des trémies sans air.</p>
<div id="attachment_185" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0036.jpg"><img class="size-medium wp-image-185" title="MaxouPichu2011-0036" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/MaxouPichu2011-0036-400x300.jpg" alt="Dans les ressauts de la galerie du Lasso." width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dans les ressauts de la galerie du Lasso</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous descendons d&#8217;une trentaine de mètres, mais nous devons nous arrêter par manque de corde. Nous pensions retrouver l&#8217;horizontal plus tôt, mauvais calcul&#8230; Nous revenons alors vers le P.50 (puits de la Banane Noire). Celui-ci fait bien 50 m plein gaz, mais les parois sont couvertes de choux fleurs qui dégringolent à chaque passage dans un bruit de porcelaine brisée. Du coup, nous sommes un peu obligés d&#8217;attendre d&#8217;être à l&#8217;abri pour pouvoir faire descendre le suivant. Au bas, un petit ressaut de 4 m puis une courte escalade amènent au bord d&#8217;une salle ébouleuse (puits de  14  m). La suite est peu enthousiasmante car d&#8217;un côté nous nous heurtons à une trémie et de l&#8217;autre, ce sont des boyaux méandriformes qui nous arrêtent. Pourtant le courant d&#8217;air est bien là. Malgré plusieurs tentatives de désobstruction, ça ne passe pas. Il faudra voir dans les puits voisins. Nous remontons en dressant la  topo. Dehors il pleut, le vent est tombé. La torca développe désormais 1570 m pour 182 m de dénivelé.</p>
<p style="text-align: right;">TPST : 10 h</p>
<h3>Samedi 2, dimanche 30 et lundi 31 octobre 2011</h3>
<p>Participants : P. et S. Degouve, G. Simonnot</p>
<p style="text-align: justify;">Nous remontons sur Buzulucueva pour essayer d&#8217;avancer notre inventaire de la zone. La priorité est de recenser les entrées et de les localiser précisément. C&#8217;est un peu du ratissage systématique, mais qui semble nécessaire pour s&#8217;y retrouver. Durant les 3 jours, nous allons donc identifier plus d’une trentaine d’entrées, descendre une bonne vingtaine de gouffres pour la plupart sans grand intérêt. Au menu, topo, repérage GPS et descriptif détaillé, bref, c’est le prix à payer pour ne pas refaire dix-mille fois le même travail…</p>
<p style="text-align: right;">
<div id="attachment_186" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/IMG_0488.jpg"><img class="size-medium wp-image-186" title="IMG_0488" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/IMG_0488-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dans cette doline on dénombre pas moins de 12 trous différents...</p></div>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;"><em>C.R. : Patrick Degouve et Guy Simonnot</em></p>
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		<title>Déceptions et satisfactions, un bilan estival très contrasté.</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 20:34:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations en Cantabria (Espagne)]]></category>
		<category><![CDATA[spéléologie]]></category>
		<category><![CDATA[Torca del Pasillo]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre bilan spéléo de ces deux mois d’été en Cantabria s’apparente un peu à la météo que nous avons eue durant cette période. Ni soleil franc, ni averse virulente, mais plutôt du gris, tantôt chaud, tantôt froid. Bref, comme le ciel, un bilan tout en nuance avec de grosses déceptions et par ailleurs de bonnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Notre bilan spéléo de ces deux mois d’été en Cantabria s’apparente un peu à la météo que nous avons eue durant cette période. Ni soleil franc, ni averse virulente, mais plutôt du gris, tantôt chaud, tantôt froid. Bref, comme le ciel, un bilan tout en nuance avec de grosses déceptions et par ailleurs de bonnes surprises. Voici donc un rapide tour d’horizon des résultats obtenus en attendant des récits plus détaillés.</em></p>
<h3>Du côté des déceptions…</h3>
<p style="text-align: justify;">Au départ les objectifs ne manquaient pas et parmi eux certains ne laissaient guère de doutes sur les possibilités importantes de faire de la première. Du côté de Bustablado, voila bien des années que, parallèlement à nos amis de l’ACE Mataro, nous recherchons un accès direct au fond du collecteur de La Canal.</p>
<p style="text-align: justify;">Candidate potentielle et bien placée dans tous les sens du terme pour y parvenir,<strong> la  torca Mala Vista</strong>. Son point fort, un courant d’air peu commun, sa faiblesse, un gabarit réduit nécessitant l’usage de matériel de désobstruction approprié. Depuis l an 8 sorties ont été nécessaires pour descendre de 7 m dans ce petit gouffre entièrement « fait main ». Il suffisait de donner le coup de grâce. Nous l’avons donné et puis… rien… A – 8 m, un éboulis ferme complètement le conduit, et impossible de trouver l’origine du courant d’air.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant pis, nous avions d’autres cordes à notre arc. Dans un vallon voisin, <strong>la <a href="http://karstexplo.fr/CuevasAson/CavSecteur1/Mazuela.htm" target="_blank">torca de la Mazuela</a></strong> nous avait livré une succession de jolis puits terminés à -84 m par une étroiture précédant un vide d’au moins 30 m. Nouvel assaut musclé, mais nouvel échec. Le puits entrevu était beau certes, mais bien bouché à -117 m (développement : 210 m).</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_163" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/GS-07-2011-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-163" title="GS-07-2011-1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/GS-07-2011-1-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;entrée de la torca de la Mazuela.</p></div>
<p style="text-align: justify;">A défaut, nous allons revoir, non loin de la torca de las Yeguas,<strong> <a href="http://karstexplo.fr/CuevasAson/CavSecteur2/VT204.htm" target="_blank">le VT 204</a></strong> exploré il y a 25 ans par les catalans de Tortosa, un de ces gouffres aux coordonnées fantaisistes et au descriptif suffisamment vague pour être alléchant. Nous l’avions retrouvé par hasard en février 2010 et il nous avait séduits. Nous le rééquipons et fouillons le chaos terminal. Le courant d’air n’est pas violent. En déplaçant quelques blocs, nous gagnons péniblement une dizaine de mètres supplémentaires (-114 m) mais il est évident que nous ne passerons pas par ici. Nouvelle retraite avec toutefois la satisfaction d’avoir réglé son sort à une cavité devenue injustement mythique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_164" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Torca15570001.jpg"><img class="size-medium wp-image-164" title="Torca15570001" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Torca15570001-400x224.jpg" alt="" width="400" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Il paraît bien difficile de croire que l&#39;entrée du VT 204 soit restée introuvable durant plus de 20 ans.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous aurions pu en rester là, mais il y avait encore cette curieuse <a href="http://karstexplo.fr/Telechargement/doctelechargeableAson/Topographies/1517-Coupe.pdf" target="_blank"><strong>torca de las Cadieras</strong></a>. Découverte durant l’hiver 2010, elle donne accès à une grande salle dont nous n’avions fait qu’un tour rapide. Lors de cette première incursion nous n’avions pas vu le départ d’un puits légèrement ventilé. Mais quand on a la poisse, elle ne vous quitte pas comme cela et bien sûr l’affaire fut vite réglée par une trémie à -87 m. Une désobstruction dans l’autre extrémité de la salle nous a laissé y croire un peu mais à -104 m, la fête se termine prématurément sur une fissure impénétrable (développement : 290 m)….</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_165" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Torca1517-081.jpg"><img class="size-medium wp-image-165" title="Torca1517-081" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Torca1517-081-400x304.jpg" alt="" width="400" height="304" /></a><p class="wp-caption-text">Le puits d&#39;entrée de la torca de las Cadieras perce la voûte d&#39;une grande salle ébouleuse (30 x 30 m).</p></div>
<p>Tout cela risquant de ternir le moral des troupes nous décidons de changer un peu d’air pour tenter notre chance sur de vieux objectifs sortis du fin fond de nos tiroirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un petit tour du côté de <strong>l’Hoyo Grande</strong> va se solder par deux nouveaux échecs dans un gouffre qui aurait pu jonctionner avec la torca du même nom et dans une perte que la météo humide va rendre impraticable.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_166" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/HoyoGrande-0009.jpg"><img class="size-medium wp-image-166" title="HoyoGrande-0009" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/HoyoGrande-0009-400x224.jpg" alt="" width="400" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Hoyo Grande n&#39;a pas dit son dernier mot et peut réserver encore de belles découvertes.</p></div>
<p>Bon, il reste des cavités à revoir sur le massif de la  Lusa (Soba), ça date un peu, mais le courant d’air aspirant <strong>du F-1-1</strong> est resté gravé dans notre mémoire. Celle-ci va nous jouer quelques vilains tours pour retrouver le gouffre et certains passages conduisant au terminus, mais nous y parvenons quand même. L’étroiture terminale (-102) ne résistera pas très longtemps à nos assauts musclés. Derrière nous tombons sur un joli puits de 5  mètres suivi d’une étroiture style lombric et le tout parcouru par un courant d’air qui décide brutalement de disparaître dans les plafonds. Affaire classée à – 107 m…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le vallon de la Vallina, au nord d’Arredondo, une autre cavité repérée en avril, <strong>la torca de Tantas Noches</strong> exhalait un fort courant d’air… Après quatre séances de désobstruction individuelle et trois autres à trois, bien musclées et bien tonnantes, les résultats sont encore frustrants : quelques dizaines de mètres de belles galeries très colmatées et pour l’heure un courant d’air qui arrive en hauteur d’une diaclase impénétrable sans de nouveaux travaux. Le développement de la torca est de 120 m pour une dénivellation de 24 m (-16 m ; +8m).</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_167" class="wp-caption aligncenter" style="width: 301px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Cueva-2106-0006.jpg"><img class="size-medium wp-image-167" title="Cueva-2106-0006" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Cueva-2106-0006-291x400.jpg" alt="" width="291" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">La galerie découverte dans la torca de Tantas Noches reste assez énigmatique tout comme l&#39;important courant d&#39;air qui la parcourt.</p></div>
<p>Dans le <strong>réseau de la Gándara</strong> (Soba) nous avons finalement jeté l’éponge dans l’escalade de la cheminée de la néo-rivière. Après le premier jet de 50 m, 40 m d’escalade supplémentaires dans la seconde cheminée nous ont permis de ne pas voir le sommet de ce gigantesque puits estimé au minimum à plus de 110 m. Le niveau des galeries fossiles espérées étant largement dépassé, l’objectif a perdu beaucoup de son intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Vu sous cet angle, cette liste peut paraître un peu déprimante. Ce serait effectivement le cas si il n’y avait pas eu quelques occasions de se réjouir, parfois là où nous ne nous y attendions pas obligatoirement.</p>
<h3>Quelques rayons de soleils dans la brume cantabre…</h3>
<p style="text-align: justify;">Parmi les valeurs (presque) sûres, il y avait bien évidemment la <strong>Torca del Pasillo</strong> (Arredondo) dans laquelle nous nous étions arrêtés sur rien dans une galerie de 2 x 3 m &#8230; Une première descente de plus ou moins vaillants quinquagénaires, ne livre pas moins de 750 m de première, et surtout mène, au final, sur le collecteur du secteur. La galerie amont orientée vers l’ouest s’incline progressivement vers le sud et donc vers le fond  et aval de l’actif de Cantu Encaramao. Un rapide report topo nous confirme que l’écart entre les deux cavités n’excède pas 50 m. Nouvelle descente pour tenter de franchir la trémie qui nous avait arrêtés. Ça passe et désormais c’est un lac profond, balayé par un violent courant d’air qui stoppe notre progression. Troisième assaut, avec des néoprènes cette fois : Nous gagnons quelques dizaines de mètres et nous heurtons à un siphon d’une part et à une trémie d’autre part. La jonction se fera en plongée. Le développement est de 3210  m pour un dénivelé de 280 m.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_168" class="wp-caption aligncenter" style="width: 286px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Pasillo-indignes-5.jpg"><img class="size-medium wp-image-168" title="Pasillo-indignes-5" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/Pasillo-indignes-5-276x400.jpg" alt="" width="276" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Au bas des puits de la torca del Pasillo (-280 m), après un parcours complexe, nous sommes parvenus dans un conduit semi actif très érodé (Galerie des Indignés).</p></div>
<p style="text-align: justify;">Du côte d’Aitken, <strong>la torca del Osezno</strong>, trouvée lors d’une prospection épineuse, pourrait bien réserver quelques bonnes surprises, mais l’exploration en est qu’au tout début (-61 m) et l’expérience de cet été nous invite à ne pas trop extérioriser notre optimisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tant pis, nous le ferons pour une autre torca qui n’a pas encore de nom, dénichée dans les niveaux calcaréo-gréseux qui dominent Bucebrón (Arredondo) et qui a pu être parcourue jusqu’à -145 m. On y croit…</p>
<p style="text-align: justify;">Les explorations en plongée ont été assez perturbées par les niveaux d’eau de fin juillet. Cependant des progressions sensibles ont eu lieu à <strong>la cueva de Sereno 2</strong> (San Roque) et au <strong>Sumidero de Orcones</strong> (Arredondo). Des informations seront fournies ultérieurement</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, ce tour d’horizon de nos activités ne serait pas complet si nous ne mentionnions pas les nombreuses sorties de prospection qui ont permis également d’étoffer l’inventaire des cavités du massif. Celui-ci compte désormais 1630 références, mais sur un plan qualitatif, celui-ci s’est enrichi de mises à jour topographiques et de coordonnées vérifiées au GPS.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_169" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/cueva1610-0003.jpg"><img class="size-medium wp-image-169" title="cueva1610-0003" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/09/cueva1610-0003-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;inventaire se doit d&#39;être exhaustif ! Cette superbe entrée porte le n°1610 mais ne deviendra jamais une grande classique...</p></div>
<p>Le compte rendu journalier des principales explorations sera publié prochainement sur le blog.</p>
<h3>Les participants :</h3>
<p><em>Les permanents bienheureux entre fin juin et fin août : P. et S. Degouve, G. Simonnot</em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les spéléologues qui font le maximum pour prendre sur leurs vacances d’été un peu de temps pour diverses explorations :  B. Pernot, Ch. Durlet, Ch. Nykiel, L. Guillot, E. Tessane (plongeur), Y. Tual (plongeur), D. et M. Langlois, J. N. Outhier.<br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les amis espagnols toujours aussi efficaces : G. Aranzabal (2 sorties Pasillo), D. Dulanto (2 sorties à las Cadieras) et J. Lopez Jorde (1 au Pasillo).</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Patrick Degouve et Guy Simonnot<br />
</em></p>
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		<title>Arthur Koslowski, cueva del Molino</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 10:05:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>GS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous relayons ici une information bien triste de notre collègue anglais Juan Corrin (Matienzo). Un jeune plongeur britannique, Arthur Koslowski, a été retrouvé mort dans un siphon en Irlande. Ce plongeur avait récemment (fin août) poursuivi l’exploration du siphon amont de la cueva del Molino (Arredondo) en compagnie de Chris Lewell (865 m, -93).
Sur cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous relayons ici une information bien triste de notre collègue anglais Juan Corrin (Matienzo). Un jeune plongeur britannique, Arthur Koslowski, a été retrouvé mort dans un siphon en Irlande. Ce plongeur avait récemment (fin août) poursuivi l’exploration du siphon amont de la cueva del Molino (Arredondo) en compagnie de Chris Lewell (865 m, -93).<br />
Sur cette belle exploration et les liens éventuels avec le siphon aval du sumidero de Orcones parcouru par les plongeurs de notre groupe (465 m, -30) nous reviendrons dans un compte-rendu ultérieur.</p>
<p>Artur Kozlowski has died while diving in a cave near Gort, Ireland.<br />
Artur, with Chris Jewell, had recently dived in Cueva Molino,<br />
Bustablado pushing 640m beyond the previous limit. He was very<br />
friendly and showed tremendous enthusiasm for the site and Matienzo in<br />
general. He had discussed coming back to continue diving in Molino<br />
and, perhaps, diving in Comellantes.<br />
RTE has reported his death:<br />
<a href="http://www.rte.ie/news/2011/0906/galway.html">http://www.rte.ie/news/2011/0906/galway.html</a></p>
<p><em>Guy Simonnot</em></p>
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		<title>Le gouffre des Pigeons sur le Bargy (74)</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 20:14:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- Massif du Bargy (74)]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Bargy]]></category>
		<category><![CDATA[gouffre des Pigeons]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 25 juin, 10 heures : Il  est grand temps de partir à la conquête du Bargy et du gouffre convoité.  C&#8217;est-à-dire de l’inutile….
Tof, son fils Albin  et Frantz n’ont pu arriver hier soir, nous partons donc assez tard ce matin. La montée jusqu’au  pied de la falaise est agréable et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Samedi 25 juin, 10 heures : Il  est grand temps de partir à la conquête du Bargy et du gouffre convoité.  C&#8217;est-à-dire de l’inutile….</p>
<p style="text-align: justify;">Tof, son fils Albin  et Frantz n’ont pu arriver hier soir, nous partons donc assez tard ce matin. La montée jusqu’au  pied de la falaise est agréable et je leur fait découvrir une plante rare dans  les Alpes du nord, le pavot des Alpes. Seul Albin, 21 ans,  appréciera les 20 m d’escalade exposée aux chutes de pierres. Pour ce genre  d’exercice, j’ai connu Frantz et Tof plus enjoués. Bien sur, il y a une corde  d’assurance : une belle corde de 15 ans d’âge, noire, délavée et accrochée à une  sangle pourrie à souhait. Je ne lésine pas sur la sécurité,  moi !</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, la montée se  fera dans une ambiance détendue, suspendus aux pins à crochets rabougris, nous  réussissons à atteindre le gouffre repéré il y a bien  longtemps. L’entrée  ne correspond pas à mes souvenirs: elle se situe sur le bord du couloir, un peu  en hauteur, se qui fait que nous sommes à l’abri des chutes de  pierres.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une pente  ébouleuse, s’ouvre un puits large et profond où débaroulent les blocs. Comment  se fait-il ? Nous n’avons que 2 équipements pour 4 ! surement pour gagner du  poids…l’organisation de la SAC illustre bien la notion d&#8217;infini  !</p>
<p style="text-align: justify;">Tof  accroche la corde de 100m sur un pin, Frantz plante un spit au dessus de la  verticale et Albin, qui n’a jamais planté un spit (mais déjà descendu des puits  tout de même. On le met de quel coté le cône ?) équipe ce beau puits de 34 m  (1 spit après 13 m de descente). Un large méandre est bien vite impénétrable après  5 m. Mais, en y regardant bien, derrière un petit trou tout au bout, c’est tout  noir…. Il faut remonter car Frantz et Albin jugent qu’il est impossible de  passer, trop étroit, hé ! 10cm ! Mais le GPS Dom-Dom nous dit que cela passe,  alors on tape avec le petit marteau. On tape, on casse, on décoince les blocs à  plat ventre. En surface, Tof se promène dans les champs verticaux,  oui ! Dans la face nord du  Bargy les champs sont verticaux !  Le GPS Dom-Dom persiste dans ses indications,  les 2 autres compères s’obstinent aussi. Et après 2 heures de désob. Le passage  est forcé à l’arrache : tricot et peau déchirés, pantalon au genou. Un petit  élargissement de 3m x 1.50m (base d’un méandre amont arrivant au  plafond) termine la cavité. Au  sol, un conduit vertical impénétrable descend de 2 à 3 mètres, quelques gouttes  l’empruntent vers l’inconnu. A 15 mètres de profondeur, un beau nid de chocards,  ils semblent gris à la lumière des leds (à moins que ma vue baisse….) gris comme  des pigeons d’où le nom du trou. Non, non, les pigeons c’est pas les  copains !</p>
<p style="text-align: justify;">En  remontant, je tire (avec douceur….) sur un petit mousqueton à Frantz, comme  c’est plaisant : il se tord gentiment à l’envers. C’est effectivement un joujou  donné en pub par le conseil général du Doubs (c’est écrit dessus). La sécurité à  la SAC illustre bien la notion d&#8217;infini !</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_152" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/Bargy06-03.jpg"><img class="size-medium wp-image-152" title="Bargy06-03" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/Bargy06-03-400x273.jpg" alt="" width="400" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">La face nord du Bargy. Le gouffre des Pigeons s&#39;ouvre sur une petite vire dans cet univers vertical...</p></div>
<p>Un bien  beau gouffre, un peu court tout de même. Après une visite à la  grotte du nez de l’Envers, le retour se fera par les Ranges, mes amis spéléos  n’ayant pas voulu redescendre par la voie de montée, allez savoir  pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><em>GPS  Dom-Dom</em></p>
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		<title>Du côté de Pepiones&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2011 10:53:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Alto de Pepiones]]></category>
		<category><![CDATA[cueva]]></category>
		<category><![CDATA[Porra]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche 5 juin 2011
Participants : P. et S. Degouve

Cela faisait un certain temps que nous voulions aller revoir quelques trous sur la Porra et l’alto de Pepiones. Sans être des objectifs majeurs les cuevas 306 et 307 méritaient quelques éclaircissements. L’une d’elles était donnée pour une centaine de mètres, l’autre beaucoup moins. C’est à peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dimanche 5 juin 2011</strong></p>
<p><em>Participants : P. et S. Degouve</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela faisait un certain temps que nous voulions aller revoir quelques trous sur la Porra et l’alto de Pepiones. Sans être des objectifs majeurs les cuevas 306 et 307 méritaient quelques éclaircissements. L’une d’elles était donnée pour une centaine de mètres, l’autre beaucoup moins. C’est à peu près tout ce que nous en savions. Nous partons de Bucebron et en profitons pour aller revoir quelques entrées sur la Porra : Sima Grande, torca del Turbon etc…</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_146" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/230-12.jpg"><img class="size-medium wp-image-146" title="230-1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/230-12-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;entrée de la sima Grande de la Porra (-234 m)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous retrouvons assez facilement les deux grottes. Pendant que Sandrine s’occupe de les localiser et de les marquer, je pars en reconnaissance avec le matériel topo. La première, cueva 306 est assez courte et au bout de 20 m, une grosse coulée stalagmitique bouche presque entièrement le passage. La topo est vite faite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_144" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/306-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-144" title="306-1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/306-1-400x225.jpg" alt="" width="400" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;entrée de la cueva 306 et au fond, le sommet de la Porra (1220 m)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour la seconde, je m’attends au même scénario, mais dés l’entrée, la morphologie paraît différente Il s’agit d’un beau conduit (2 x  3 m) dans lequel s’écoule un petit ruisselet sur un niveau gréseux. Au bout de 40  m et après une première chicane, le plafond s’abaisse et le conduit prend l’allure d’un laminoir large de 3 m. Ponctuellement, le plafond s’abaisse un peu plus et cela semble avoir suffi à dissuader nos prédécesseurs, car à partir de là, je ne vois plus véritablement de traces. La voûte se redresse un peu et je progresse encore d’une petite centaine de mètres jusqu’à une confluence à partir de laquelle la galerie semble plus vaste. J’abandonne l’idée de faire seul la topo et ce sera plus sympa de revenir avec d’autres car tout cela n’est pas inintéressant. Dommage, nous n’avons pris qu’un équipement pour deux….</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_147" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/307-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-147" title="307-1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/307-1-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La galerie d&#39;entrée de la cueva 307. Un air de &quot;déjà vu&quot;...</p></div>
<p style="text-align: justify;">En attendant, nous poursuivons la prospection du cirque qui domine les deux grottes. Nous avons en ligne de mire un beau porche situé une centaine de mètres plus haut, sur une petite vire escarpée. Mais en cherchant à l’atteindre nous en trouvons un autre (1598) qui s’arrête sur un petit puits d’une quinzaine de mètres avec une forte résonance. L’autre porche en revanche n’est pas très intéressant et se poursuit par un laminoir devenant vite impénétrable (1599). Vingt mètres plus haut, nous visitons une petite torca terminée par un puits de 4 m, impénétrable, mais nettement aspirante (1600).</p>
<div id="attachment_148" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/1598-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-148" title="1598-1" src="http://karstexplo.fr/blog/wp-content/uploads/2011/06/1598-1-400x300.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;entrée de la cueva 1598 sur les gradins sommitaux de Pepiones</p></div>
<p>Arrivés sur la crête de Pépiones, nous redescendons sur le col de la Porra et faisons le tour par l’ouest afin de positionner quelques entrées. Le brouillard ne tarde pas à nous rejoindre et met un terme à cette prospection.</p>
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